jeudi 28 novembre 2013

Dom Juan CDRT Bouillon Molière

Dom Juan de Molière Mise en scène Gilles Bouillon

Avec Frédéric Cherboeuf (Dom Juan), Jean-Luc Guitton (Sganarelle), Cassandre Vittu de Kerraoul (Elvire) , Alexandre Forêt (La Violette, Ragotin, La Ramée), Xavier Guittet (Gusman, Le pauvre, M. Dimanche), Gérard Hardy (Dom Louis), Blaise Pettebone (Dom Alonse), Nelly Pulicani (Charlotte), Korotoumou Sidibe (Mathurine), Kevin Sinesi (Dom Carlos), Cyril Texier (Pierrot)
CDRT Novembre 2013 

extrait vidéo à voir dans le journal local du 26 centre.france3.fr/

Présentation du spectacle:  Quoi de neuf ? Molière ! (Louis Jouvet)



Je souhaite faire entendre Molière dans un espace de jeu contemporain – tout en suggérant la couleur et la distance du temps qui a passé. C’est pourquoi j’ai demandé à Nathalie Holt, la scénographe d’imaginer un décor qui puisse allier le spectaculaire et la rapidité, la légèreté et le fantastique ; et à Marc Anselmi de réfléchir à des costumes qui fassent référence au XVIIe siècle. Don Juan, arbitre des élégances, est bien le miroir de son siècle, travaillé par la quête d’une identité dans la tension entre l’être et le paraître : les apparences sont trompeuses si le dandy est un scélérat et si le faux-dévot ou l’infidèle se parent du langage le plus chatoyant, le plus séduisant. Car Molière crée Dom Juan comme une machine de théâtre avec le souci du succès dans cette « étrange entreprise que de faire rire les hommes », mais aussi comme une machine de guerre dans la querelle du Tartuffe, et qui fonctionne encore aujourd’hui, de toute sa force, contre toutes les hypocrisies, tous les dogmatismes, tous les fondamentalismes. Et Don Juan, peut-être le seul mythe inventé à l’époque moderne, veille, sentinelle inquiète, au seuil de notre monde.
Qui agit (et s’agite) quand les dieux se taisent, « pour l’amour de l’humanité ».
Gilles Bouillon, janvier 2013

Des vidéos des coulisses sur la page Facebook du CDRT


Mon petit mot 


Ce Dom Juan résonne dans une ambiance particulière, dernière production de Gilles Bouillon en tant que directeur du CDRT, un brin de nostalgie tombe sur la dernière scène et ce Dom Juan - comédien sortant des enfers pour regagner sa loge et fumer une dernière cigarette en refermant la brochure de la pièce... prêt pour de nouvelles aventures... dans un autre théâtre...

Mais avant cela il y le plaisir de retrouver le duo de comédiens qui nous avait fait tant rire l'année dernière dans le Chapeau de paille d’Italie, de Labiche (prix Beaumarchais du meilleur spectacle 2012):  Jean-Luc Guitton, en Sganarelle,  et Frédéric Cherboeuf, qui se révèle un Dom Juan très convaincant. Il y a du cynisme, du désabusement chez ce jouisseur impénitent. Touchant.

Théâtre ambulant, costumes de comédiens, coulisses d'un théâtre, pour mieux faire ressortir toutes les hypocrisies.
Les scènes s'enchaînent avec rapidité, le rythme ne faiblit pas. D'un mensonge à l'autre, Dom Juan ne fait que jouer la comédie auprès des unes et des uns, un expert en tromperies en tout genre, tout à sa satisfaction du plaisir immédiat.
La scène est en 1665 comme le rappelle une inscription dans le décor, mais certaines phrases sur les hypocrites et les dérives de la religion font toujours mouche... un texte qui nous parle toujours...

A suivre en tournée jusqu'en avril 2014. 


Une ligne directe vers la mort annoncée dès  le prologue

Cette dernière mise en scène de Gilles Bouillon, c'est aussi le moment de repenser aux spectacles qui m'ont marquée depuis 10 ans dans la région, en replongeant dans mes archives, je retiendrais tout particulièrement la première production de Gilles Bouillon à laquelle j'avais assistée “ Le Songe d'une nuit d'été" de William Shakespeare et certaines de ces dernières années dont je vous ai parlé sur le blog: Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand et Un chapeau de paille d'Italie d'Eugène Labiche

Mais aussi quatre de ses mises en scènes d'opéra à au grand théâtre de Tours qui m'ont particulièrement séduite, les plus récentes étant également chroniquées ici : 
  Le Barbier de Séville mise en scène
  La Bohème d'après Henry Murger
 Un bal masqué d'après Eugène Scribe
 La Vie parisienne mise en scène : Gilles Bouillon

Trois chroniques à retrouver ici : 




Une participation au challenge théâtre


5 commentaires:

  1. Et bien on ne s'ennuie pas à Tours!

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  2. Non, on ne s'ennuie pas à tours... Pour l'instant je me contente de l'opéra, mais mais le theâtre me plairait aussi!(mais j'en vois dans uen autre salle plus proche)

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  3. nous avons la chance d'avoir plusieurs salles très complémentaires, de quoi nous offrir de belles soirées!

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  4. De beaux souvenirs! Espérons que le prochain metteur en scène te donnera autant de plaisir.

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  5. nous verrons dans quels univers il nous entrainera!

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